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Gala de l'Excellence | MXO - agence totale

 Catégorie(s) lié(s) : Nouvelles
 Temps de lecture : 5 minutes
Steve Trinque

Par Steve Trinque

Merci aux visionnaires d’ici!

(Texte intégral de mon discours lors du 54e Gala de l’Excellence de la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu)

Depuis maintenant 21 ans, je fais affaire de Saint-Jean. J’y ai fondé mon agence en marketing et affaires électroniques en 1997, grâce à la confiance qui me fut accordée par mes premiers clients, tous johannais…

Maintenant, nous sommes plus d’une trentaine de personnes à œuvrer quotidiennement dans nos bureaux du Vieux-Saint-Jean, heureux de faire prospérer des entreprises d’ici et de partout au Québec dans leurs différents marchés.

Chaque jour, je remercie nos clients et je suis infiniment reconnaissant de leur confiance. En fait, que serais-je sans eux… Que serais-je sans ma formidable équipe?

Mais que seraient mes clients et mon équipe sans ma vision et mon esprit d’entreprise, sans ma volonté de toujours vouloir m’améliorer et ma volonté de me battre et d’être déterminé à m’adapter dans un monde en perpétuel changement?

Steve Trinque | <strong>MXO</strong> - agence totale | Discours 54e Gala de l'Excellence

Crédit photo: CCIHR / La Boîte à Images

La vision, une précieuse source d’inspiration

Vous comme moi, entrepreneurs, cadres supérieurs, travailleurs autonomes, employés, consultants, politiciens, conjoints ou conjointes, avez besoin d’être inspirés et d’être guidés dans cette quête d’idéal. Si avez accepté de vous joindre à une équipe et que vous vous engagez à mettre l’épaule à la roue, c’est qu’une personne dans cette équipe vous a inspiré à donner le meilleur de vous-même, dans votre volonté commune de réaliser une vision du futur que vous partagez.

Quand M. Fraser a eu une vision d’ouvrir sa désormais célèbre boutique de la rue Richelieu, quand M. Héroux a eu la vision d’ouvrir son magasin devenu la référence des sportifs, et quand M. Guillet s’est établi ici comme marchand de bonheur… Ils avaient une vision. Ils répondaient à un besoin de leurs contemporains, mais se projetaient aussi dans un futur où ils pourraient aider les gens à se réaliser. Bien que leurs commerces soient différents, ils partageaient, j’en ai nul doute, cette vision : rendre leur vie heureuse et leur milieu plus prospère.

Toutefois, leur vision — tout comme vous en avez tous le pouvoir — ils n’ont pas fait que la rêver. Ils l’ont pensée, présentée, raffinée, structurée, organisée, négociée, travaillée, repensée, ajustée, aménagée, contrôlée, réinventée… Et ce… sans jamais s’arrêter…

Chapeau aux visionnaires locaux…

Ce soir, j’aimerais que l’on prenne quelques secondes pour dire merci et reconnaître l’impact positif qu’ont les entrepreneurs, les industriels et des commerçants dans notre milieu. Ce soir, ils ne monteront pas tous sur cette scène pour être félicités, mais ils méritent tous d’être remerciés. J’invite tous les entrepreneurs, hommes et femmes, dans la salle à se lever!

Par nos plus sincères applaudissements, prenons quelques secondes, tout le monde, pour remercier ces visionnaires pour leur travail et l’impact positif qu’ils ont dans nos vies! Lorsque l’on dirige une entreprise, on fait souvent face à plus d’épreuves que de bonheur, et je suis certain que cette reconnaissance saura leur donner l’énergie qui leur faut pour continuer d’avancer.

Parmi les personnes que nous venons d’applaudir, vous reconnaissez des gens, inspirants, gentils, honnêtes et reconnaissants. Ils sont toujours là pour aider leur prochain et parmi eux, ceux qui réussissent le mieux pensent plus à donner qu’à recevoir.

Ce sont des personnes avec qui c’est un plaisir de transiger, des personnes à l’écoute avec qui nous avons le goût de nous retrouver, car nos échanges avec eux nous enrichissent… En fait, une vieille expression définit bien ce genre de personnes… elles sont « de commerce agréable ».

Le commerce d’aujourd’hui à travers les yeux de Mylène Moisan, du journal Le Soleil

En faisant une recherche sur cette expression, je suis tombé sur un billet du 16 décembre dernier, de Mylène Moisan, chroniqueuse pour journal Le Soleil. Je me permets, pour terminer, de vous en lire un condensé que j’ai adapté, car la plume de Madame Moisan ne saurait mieux décrire ma vision du commerce d’aujourd’hui (pour consulter son texte intégral, c’est par ici).

« Ce que je veux d’un vrai commerce, c’est qu’il ait le commerce agréable. J’aime quand il est en chair et en os, ou au moins sentir que je ne suis pas qu’un numéro de carte de crédit.

J’ai un faible pour les petits commerces, je me sens parfois perdue dans les grandes surfaces, quand je dois regarder les affiches suspendues au plafond pour savoir où aller.

Vous avez vu la pub d’Amazon avant les Fêtes? On y montre des boîtes, tout sourire, qui chantent en chœur, on les suit à partir de l’entrepôt, glissant le cœur léger sur un système de tapis roulants digne de l’échangeur Turcot. Elles prennent l’avion, filent en camion sur une route bucolique constellée des couleurs de l’automne. À la fin, une fillette reçoit une boîte.

Dans la chaîne de livraison, on ne voit à peu près pas d’humains, seulement une silhouette en contre-jour et des bras.

Ce que j’en comprends, c’est que c’est facile, efficace… et anonyme. Faire un cadeau serait-il devenu une banale transaction?

Pourtant, même sur le web, il y a des petits commerces qui offrent la possibilité de commander leurs produits à distance. Le mois passé par exemple, je cherchais du concentré de gingembre pas trop sucré. Je n’ai rien trouvé de tel dans les magasins de mon patelin.

En fouillant sur le web, je suis tombée sur un site qui vendait l’élixir tant convoité, en bouteilles de 750 millilitres. 

Le nom m’a fait sourire, afritibi.com.

C’est tout simple, une petite épicerie africaine au pays de Raoul Duguay. C’était écrit en toutes lettres : « Livraison partout en Amérique du Nord, en direct de Val-d’Or ».

J’ai passé une commande pour trois bouteilles après le souper et, cinq minutes plus tard, le téléphone a sonné. « Bonjour, vous venez de faire une commande pour du sirop de gingembre. Je voulais juste vous aviser que notre livraison devrait arriver dans deux ou trois jours. On vous envoie ça dès que possible. »

Derrière, dans le téléphone, j’entendais des cris d’enfants.

Quelques jours plus tard, je recevais mon colis, généreusement emballé avec du papier de leur journal local. J’ai enlevé le papier et dessous, ce n’était pas une boîte en carton standardisée. Mes trois bouteilles de concentré de gingembre étaient dans une boîte recyclée qui avait contenu des cartons de lait en poudre.

Du lait en poudre, pour les enfants que j’avais entendus crier.

J’ai souri en pensant à eux, en pensant à leurs parents qui travaillaient fort pour faire rouler leur petite épicerie africaine à presque 800 kilomètres de chez moi.

Ils m’ont écrit le lendemain.

 Bonjour Mylène,

Merci beaucoup pour ta commande. Nous espérons sincèrement que cela répond à tes attentes en termes de qualité de produit et de service.

Au plaisir de vous servir à nouveau.

Estelle & Christian »

Acheter local, vendre global…

C’est aussi ça, être de commerce agréable.

Bonne fin de soirée!

 

Steve Trinque, b.d.i.
Président et chef de la direction
MXO | agence totale

Personnalité d’affaires de l’année 2018 de la CCIHR

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